Pour générer un QR code gratuitement, utilisez un outil qui crée un QR code statique : Chrome ou Edge pour le lien d’une page, les réglages de votre téléphone pour le Wi-Fi, ou le générateur de cet article pour tout le reste. Un code statique contient directement l’information, ne demande aucun compte et n’expire jamais. La suite explique quelle méthode choisir, comment repérer les générateurs « gratuits » qui facturent ensuite, et comment imprimer un code qui se scanne du premier coup.
Quelle méthode choisir selon ce que vous voulez partager ?
| Ce que vous voulez partager | Méthode la plus simple | Compte requis | Expire ? |
|---|---|---|---|
| Le lien d’une page, depuis un ordinateur | Chrome ou Edge : clic droit sur la page, puis « Créer un code QR pour cette page » | Non | Non |
| Le lien d’une page, depuis un smartphone | Chrome : menu Partager, puis « Code QR » (Android) ou « Créer un code QR » (iPhone) | Non | Non |
| Le mot de passe de votre Wi-Fi | Android 10 et plus : Paramètres, Réseau et Internet, Internet, votre réseau, Partager. iPhone (iOS 18 et plus) : app Mots de passe, Wi-Fi, votre réseau, « Afficher le QR code du réseau » | Non | Non, tant que le mot de passe ne change pas |
| Votre profil LinkedIn | Appli LinkedIn : barre de recherche, icône QR, onglet « Mon code » | Votre compte LinkedIn | Non |
| Un texte, un lien saisi à la main, un code en haute définition pour l’impression | Le générateur ci-dessous, ou LibreOffice (menu Insertion, Objet, puis l’entrée dédiée au QR code) | Non | Non |
| Un code dont vous voulez changer la destination après impression | Un générateur de QR code dynamique | Oui | Oui, dès que l’abonnement s’arrête |
Dans la grande majorité des cas, les cinq premières lignes suffisent. La dernière est la seule qui justifie de payer, et elle a souvent une alternative gratuite (voir plus bas).
QR code statique ou dynamique : quelles différences ?
Un QR code statique contient l’information elle-même : l’adresse de votre page, votre texte ou les identifiants de votre Wi-Fi sont écrits dans le motif. Le téléphone qui le scanne lit directement ce contenu, sans passer par personne. Tant que la page de destination existe, le code fonctionne, dans dix ans comme aujourd’hui.
Un QR code dynamique ne contient qu’un lien court vers le serveur du fournisseur, qui redirige ensuite vers votre page. C’est ce qui permet de changer la destination après impression et de compter les scans. C’est aussi ce qui rend le code dépendant : si l’abonnement s’arrête ou si l’entreprise ferme, tous les supports imprimés pointent vers une page morte ou une page de paiement.
| Critère | QR code statique | QR code dynamique |
|---|---|---|
| Ce que contient le code | L’information elle-même | Un lien court vers le fournisseur |
| Durée de vie | Illimitée, tant que la destination existe | Celle de l’abonnement |
| Modifiable après impression | Non | Oui |
| Statistiques de scans | Non (sauf via les statistiques de votre site) | Oui |
| Coût | Gratuit | Gratuit pendant l’essai, puis abonnement |
| Qui voit vos scans | Personne d’autre que vous | Le fournisseur, à chaque scan |
Le piège des générateurs « gratuits » qui expirent
Tapez « générer un QR code » dans Google : la première page est occupée en grande partie par des éditeurs qui vendent des abonnements de QR codes dynamiques. Leurs guides présentent le code statique surtout par ses limites et recommandent le dynamique comme « meilleure option à long terme ». C’est logique pour eux, beaucoup moins pour vous.
Le schéma qui pose problème est toujours le même : le site vous fait créer un compte, génère par défaut un code dynamique « en essai gratuit », vous l’imprimez, puis le code est mis en pause à la fin de l’essai. Sur la page Trustpilot de l’un de ces services, consultée en octobre 2026, les avis négatifs se ressemblent : un essai de 7 jours, des codes dynamiques désactivés après coup sur des supports déjà imprimés, et des clients qui découvrent un prélèvement annuel d’environ 160 € alors qu’ils pensaient payer une douzaine d’euros par mois. Le service reste bien noté dans l’ensemble, mais le malentendu revient souvent.
Trois signes doivent vous alerter avant de générer quoi que ce soit :
- On vous demande une adresse e-mail ou un compte pour encoder un simple lien. Un code statique n’en a pas besoin.
- Le mot « essai » ou une durée apparaît (7 jours, 14 jours) près du bouton de téléchargement.
- Le lien encodé n’est pas le vôtre. Scannez le code avec l’appareil photo de votre téléphone : l’aperçu affiche l’adresse contenue. Si elle commence par le nom du générateur au lieu de votre site, le code est dynamique.
Comme pour les VPN gratuits, un service en ligne gratuit se rémunère forcément quelque part : abonnement après essai, publicité ou données de scan. Un code statique généré dans votre navigateur échappe à ces trois modèles.
Les idées reçues sur les QR codes
« Un QR code gratuit finit par expirer. » Faux pour un code statique : rien ne peut le désactiver, puisqu’il ne dépend d’aucun serveur. Seule la page vers laquelle il pointe peut disparaître.
« Il faut une application pour scanner. » Non. L’appareil photo de l’iPhone et celui de la plupart des smartphones Android (via Google Lens) lisent les QR codes nativement.
« Le QR code est une technologie payante. » Le QR code a été publié en 1994 par Denso Wave, qui détient le brevet mais a choisi de ne pas l’exercer : tout le monde peut en créer librement. Le format est décrit par la norme internationale ISO/IEC 18004, dont la dernière version date de 2024.
« On peut mettre un logo sans risque. » Oui, mais pas n’importe comment. Un QR code tolère une part de dégâts grâce à sa correction d’erreur, réglable sur quatre niveaux : L (environ 7 % du code restaurable), M (15 %), Q (25 %) et H (30 %). Un logo au centre « abîme » volontairement une partie du code : choisissez le niveau H et gardez le logo nettement plus petit que cette marge.
« On peut y mettre autant de texte qu’on veut. » La capacité maximale atteint environ 2 950 caractères simples, mais plus le contenu est long, plus le code est dense et difficile à scanner. Un lien court donne un code aéré, lisible de loin et même un peu abîmé.
Générateur de QR code gratuit
Code statique : il ne dépend d’aucun service et n’expire jamais. Tout est calculé dans votre navigateur, rien n’est envoyé.
Options (impression, logo)
Saisissez votre contenu
Le QR code s’affiche ici dès que vous tapez.
Le PNG fait 1 200 px de côté, marge blanche incluse. Pour une impression, préférez le SVG : il reste net à toutes les tailles. Testez toujours le code imprimé avec deux téléphones avant de lancer un tirage. Encodage conforme à la norme ISO/IEC 18004 (bibliothèque libre qrcode-generator, licence MIT).
Générer votre QR code ici
Ce générateur crée des codes statiques pour un lien, un texte ou votre réseau Wi-Fi. Il fonctionne entièrement dans votre navigateur : ce que vous tapez n’est envoyé nulle part, aucun compte n’est demandé et le code obtenu n’expirera jamais. Téléchargez le SVG pour une impression, le PNG pour un écran ou un document.
Générateur de QR code gratuit
Code statique : il ne dépend d’aucun service et n’expire jamais. Tout est calculé dans votre navigateur, rien n’est envoyé.Que voulez-vous partager ? Un lien (site, page, document en ligne) Un texte Mon réseau Wi-Fi Adresse du lienTexte à encoderNom du réseau (SSID)Mot de passe Wi-Fi Options (impression, logo) Niveau de correction d’erreur M : 15 %, usage courant (recommandé) L : 7 %, code le plus simple Q : 25 %, support exposé (extérieur, emballage) H : 30 %, si vous ajoutez un logo au centre
Saisissez votre contenu
Le QR code s’affiche ici dès que vous tapez.Télécharger en PNGTélécharger en SVG (impression)
Le PNG fait 1 200 px de côté, marge blanche incluse. Pour une impression, préférez le SVG : il reste net à toutes les tailles. Testez toujours le code imprimé avec deux téléphones avant de lancer un tirage. Encodage conforme à la norme ISO/IEC 18004 (bibliothèque libre qrcode-generator, licence MIT).
Quelle taille pour imprimer un QR code ?
La règle pratique la plus utilisée : le côté du code doit faire au moins un dixième de la distance de scan. Un code lu à 1 mètre doit mesurer environ 10 cm ; un code sur une carte de visite, lu à 20 cm, au moins 2 cm.
| Support | Distance de scan habituelle | Taille minimale conseillée |
|---|---|---|
| Carte de visite, étiquette | 10 à 20 cm | 2 × 2 cm |
| Flyer, menu, set de table | 30 cm | 3 × 3 cm |
| Affiche A3 | 1 m | 10 × 10 cm |
| Vitrine, panneau, kakémono | 3 m | 30 × 30 cm |
Ces tailles valent pour un lien court. Si votre code est dense (long texte, long lien), augmentez-les d’un tiers environ.
Quatre réglages comptent autant que la taille :
- La marge blanche. La norme impose une zone vide de quatre modules (les petits carrés) tout autour du code. Ne le collez ni au bord du papier, ni contre une photo.
- Le contraste. Foncé sur fond clair. Les codes inversés (clair sur foncé) ou en couleurs pastel ne sont pas lus par tous les téléphones.
- Le format du fichier. SVG ou PNG de grande taille. Jamais une capture d’écran agrandie, qui donne des bords flous.
- Le test sur l’épreuve imprimée. Avec deux téléphones différents (un iPhone, un Android), à la distance réelle et sous l’éclairage du lieu.
Quand un QR code statique ne suffit pas ? (et l’alternative gratuite)
Le principal argument pour le dynamique est de pouvoir changer la destination après impression. Un restaurant qui modifie sa carte chaque saison, un artisan qui change de tarifs : leur code doit pouvoir suivre.
L’alternative gratuite consiste à faire pointer un code statique vers une page que vous contrôlez, par exemple votresite.fr/menu. Vous modifiez la page autant de fois que vous voulez, le code imprimé ne change jamais. Pour compter les scans, ajoutez à cette adresse un paramètre de suivi (du type ?utm_source=flyer) : votre outil de statistiques comptera les visites venues du code. Si vous lancez votre activité, c’est un argument de plus pour créer votre entreprise et sa vitrine en ligne avant d’imprimer vos premiers supports.
Le dynamique reste justifié dans un cas : vous n’avez pas de site et la destination risque de changer (un document hébergé ailleurs, une page de réservation tierce). Choisissez alors un fournisseur aux tarifs affichés à l’année, lisez les conditions de renouvellement et notez la date d’échéance.
Sécurité : générer et scanner sans se faire piéger
L’arnaque au faux QR code, appelée quishing, consiste à coller un autocollant frauduleux sur un vrai code pour rediriger vers un faux site de paiement. Début 2024, la gendarmerie recensait déjà plus de 800 procédures pénales impliquant des QR codes, avec des cas comme une borne de recharge électrique dans le Loiret ou de faux avis de stationnement glissés sous les essuie-glaces.
Côté utilisateur, deux réflexes suffisent dans la plupart des cas : vérifier au toucher qu’aucun autocollant ne recouvre le code, et lire l’adresse affichée dans l’aperçu avant d’ouvrir la page. Ne saisissez jamais vos coordonnées bancaires sur une page ouverte depuis un QR code dans un lieu public sans avoir vérifié l’adresse.
Côté créateur, si votre code est affiché dans un lieu public (vitrine, borne, table), contrôlez-le régulièrement. Et évitez d’afficher un code Wi-Fi en dehors des lieux où vous donneriez le mot de passe de vive voix : il le contient en clair.
Les erreurs fréquentes
- Imprimer cinq cents flyers avec un code d’essai dynamique, sans avoir vérifié l’adresse encodée.
- Faire pointer le code vers une page illisible sur mobile, ou vers un document partagé en accès privé.
- Encoder une adresse temporaire (prévisualisation, lien de test) au lieu de l’adresse définitive.
- Recadrer le code au plus près ou le poser sur une photo, ce qui supprime la marge blanche.
- Ne tester le code qu’à l’écran, et pas sur l’épreuve imprimée.
Questions sur les QR codes
Un QR code statique n’expire jamais : il contient directement l’information et ne dépend d’aucun service. Seuls les QR codes dynamiques, qui passent par le serveur d’un fournisseur, cessent de fonctionner quand l’abonnement s’arrête. Les codes créés par Chrome, Edge, votre téléphone ou le générateur de cet article sont statiques.
Ouvrez la page dans Chrome pour iPhone, touchez le bouton Partager puis « Créer un code QR », et enregistrez l’image. Si vous naviguez avec Safari, le plus simple est de copier le lien dans le générateur de cet article, qui crée un code statique.
Pas un QR code statique : son contenu est figé dans le motif. En revanche, s’il pointe vers une page de votre site, vous pouvez modifier cette page à volonté sans réimprimer le code. Seul un code dynamique permet de changer l’adresse de destination elle-même.
Scannez-le avec l’appareil photo de votre téléphone et lisez l’adresse affichée dans l’aperçu. Si c’est l’adresse finale (votre site, votre page), le code est statique. Si c’est un lien court au nom d’un générateur de QR codes, il est dynamique et dépend de ce service.
Comptez au moins 2 × 2 cm pour un code lu de près, comme sur une carte de visite. Au-delà, appliquez la règle du dixième : le côté du code doit faire environ un dixième de la distance de scan, soit 10 cm pour un code lu à 1 mètre.
Sur Android 10 et plus, ouvrez les paramètres Wi-Fi, touchez votre réseau puis Partager. Sur iPhone avec iOS 18 ou plus, ouvrez l’app Mots de passe, rubrique Wi-Fi, puis « Afficher le QR code du réseau ». Pour un code à imprimer, utilisez le mode Wi-Fi du générateur de cet article.
Sources
- Gendarmerie nationale, campagne de prévention contre le quishing (janvier 2024)
- Institut national de la consommation, attention aux faux QR codes
- DENSO, 25 ans du QR code et politique de brevet
- ANSI, norme ISO/IEC 18004:2024 (symbologie QR code)
- Aide LibreOffice, QR and Barcode (niveaux de correction d’erreur)

